Elle· Rencontre ·Elle

Elle· Rencontre ·Elle
C'était aujourd'hui la rentrée, l'année scolaire 2004-2005 allait commencer.
M'envahit alors une multitude de regrets, une saisissante tristesse liée aux évènements passés.
L'heure de la récré avait sonné. Je descendis les escaliers, et sortis. Je marchais, seule, les yeux rivés vers le sol, quand une chose étrange se passa. Ma tête se leva, sans que je ne sache vraiment pourquoi, mes yeux se sentirent attirés. Et c'est à cet instant que je la vis, Elle, comme sortie tout droit d'un
conte de fée. Le temps se figea, tel un moment éternel, un sentiment, d'immobilité, de fixité illimitée.
Qu'Elle était belle ! Des cheveux ondulés, blonds comme les blés, et ses yeux, son principal attrait,
des yeux d'un bleu si clair, si profond, qu'en les admirant, je faillis me noyer dedans. Un visage
si bien dessiné, des sourcils si bien épilés, des cheveux si bien coiffés. Une beauté illuminée !
Une créature de rêve, un ange ! Vis-je un rêve éveillé, ou vis-je ma réalité, me suis-je alors demandée. Vision, rêverie, invention ? Hallucination, utopie, illusion ? Peu importe, je ne voulais plus la quitter des yeux, je ne pouvais plus détourner mon regard de sa silhouette si parfaite. Vous pouvez vous demander, qu'attendais-je pour aller lui parler. Je vous répondrai, avec simplicité, un seul mot qui est « timidité ». Vous savez, cette timidité, la perte de ses moyens hors du milieu familier, engendrant généralement
des difficultés à communiquer ; autrement dit, un trait de la personnalité que j'aurai préféré
ne jamais éprouver. Malheureusement, c'était ainsi, je devais faire avec.

Quoi qu'il en soit, les jours défilaient, et je continuais de la contempler en secret, n'osant toujours pas
aller lui parler. Je me levais chaque jour pour la voir ; chaque jour de cours était donc, pour moi, un réel plaisir. Elle était mon moteur, la source de bonheur où baignait quotidiennement mon coeur.
Elle ignorait probablement tout de moi ; peut-être, même, n'avait-Elle jamais posé les yeux sur moi.
Mais je m'en fichais du moment que je pouvais la regarder. J'aurai pu la savourer des heures entières. J'étais dans l'impossibilité de décrire ce que je ressentais, je n'en avais pas la moindre idée.
C'était la premièrement fois pour moi, la première fois que j'éprouvais de tels sentiments
pour une personne qui m'était inconnue. Car, oui, il était question de sentiments,
mais ces sentiments étaient-ils amicaux ou amoureux, je ne le savais pas.
J'étais dans une période assez bizarre, une période de confusion, de doute.

Quelques mois s'étaient écoulés, et à présent, je la connaissais.
Ma première impression avait été la bonne, puisque il s'avéra que Elle était une fille tout à fait charmante. Mes sentiments à son égard n'avaient pas changé, ils s'étaient même accrus, si je puis dire. Cependant,
je me gardais bien de lui faire part de mes incertitudes vis-à-vis de mon ardeur. Pourquoi le lui avouer puisque je n'en étais pas certaine ? Voilà bien le problème d'ailleurs : comment trancher entre amour
et amitié ? Comment savoir si l'on ressent de l'amitié ou de l'amour envers son amie ?
Comment savoir si cette amie ne ressent que de l'amitié ou bien de l'amour envers nous ?
Toutes ces interrogations cognaient dans ma tête, sans cesse, à longueur de temps.
Devais-je le lui demander ? Deviendrait-elle distante suite à cela ? Oui, non, peut-être, qui sait.
Non, vraiment, je ne voulais pas risquer de gâcher cette belle rencontre, cette amitié naissante.
Je me résous donc à ne rien lui révéler, et à toujours l'aimer en secret.
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Année 2007,
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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:34

Modifié le dimanche 10 février 2008 04:33

Elle· Prise de conscience ·Elle

Elle· Prise de conscience ·Elle
Le temps passa, mais mon amour, lui, était toujours là. Mes yeux toujours rivés vers Elle, mon âme
toujours rêveuse d'Elle, mon c½ur toujours passionnément épris pour Elle. Ah mélancolie inconsciente
et insouciante ! Il est vrai, je prenais conscience de cet attachement singulier que je lui portais.
Me faisais-je de faux espoirs ? Devais-je cesser d'y croire ? Devais-je abandonner cette histoire ?
Tant de désespoir dû à la peur de son non vouloir. Il y avait Moi, et il y avait Elle, l'amour pour toujours,
et la non réciprocité à jamais ? En effet, c'était ce que je pensais : amour impossible, amour interdit.

Je me devais de tirer un trait, je me devais de l'oublier. Unique idée, cachée derrière mon clavier,
un amour téléchargé avec lequel son nom rimait. Des photos échangées, des sms envoyés,
et me voilà embarquée, embarquée dans une relation que je n'avais pas réellement souhaitée.
Les jours, les semaines, puis les mois s'écoulaient. Cependant, ce n'était pas à la bonne
personne que je pensais, à la bonne personne que je continuais de penser pendant la journée mais également pendant nos baisers. Je ne voulais pas de cette dualité, de cette duplicité intériorisée.
Ne trouvez-vous pas mon comportement déplacé, voire mensonger ? Car, de mon côté, je trouvais.
Quelle hypocrisie de ne pas penser à la personne avec laquelle on est, surtout lors des moments d'intimité. Après quelque temps, je décidai de mettre fin à cet amour passager, bien que l'emploi du mot
« amour » me semble exagéré. C'était effectivement ce que je voulais, mais je ne parvenais pas
à le lui avouer, à lui dire que mes sentiments avaient changé. Je ne pouvais tout de même pas lui révéler, qu'en réalité, je ne l'avais jamais aimée. Je n'étais pas sans-c½ur, et tenais à lui éviter pleurs et douleur, même si cela semblait inévitable, inéluctable, immanquable. Je parvins, après un certain laps de temps,
à me lancer, à tout lui dévoiler, mais, bien entendu, de manière euphémisée.

Durant cette même soirée, je lui ai parlé, à Elle. Ce moment restera à jamais gravé dans mes pensées, dans ma mémoire, dans mon coeur. Ah oui, quel moment formidable, mémorable, ineffaçable, impérissable, inoubliable ! Je me rappelle encore ses paroles : « il y a quelques battements de coeurs de plus chez l'une de nous deux ». Pour ne rien vous cacher, à ce moment là, mon coeur battait vite et fort. J'avais beaucoup de mal à maîtriser ma respiration. Je n'avais plus le contrôle de mon corps ; il tremblait, sans que je ne puisse rien faire. Pour être honnête, je craignais qu'Elle n'ait découvert mon secret, je craignais qu'Elle parle de moi, et non d'Elle. Or, au fur et à mesure que la conversation évoluait, je compris qu'il ne s'agissait pas de moi, mais bel et bien d'Elle. Une larme coulait, rien qu'une larme sur ma joue, une larme de bonheur, une larme d'amour. C'est ce jour-là que ma vie commença ; Elle donna le jour à ma vie.

Désormais, chaque seconde écoulée, chaque minute terminée, chaque jour expiré, chaque semaine achevée, chaque mois tué, sans l'ombre d'un doute, je ne cesse de repenser à ce Mercredi 23 Août.
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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:39

Modifié le lundi 25 février 2008 17:48

Elle· Badaboum ·Elle

Elle· Badaboum ·Elle
Aujourd'hui, Elle est partie en vacances. Je pense à Elle. Elle me manque déjà. J'ai tant besoin d'Elle.
Elle est si loin de moi. J'aimerai tellement être avec Elle. Elle est omniprésente en moi.
J'aimerai pouvoir la toucher, la câliner. Je voudrais lui dire combien je l'aime et combien je tiens à Elle. Quelle horrible ressenti, ce sentiment d'impuissance face à la distance. Pourtant, dans cette solitude, quelque chose, quelqu'un était là, avec moi, pour moi : mon cher et tendre, Badaboum.

Cette peluche qu'Elle m'a gentiment offert, me faisant oublier l'enfer de l'hôpital.
Ce Badaboum, qui, en guise de collier, arbore un de ses magnifiques cheveux blonds.
Il me porte compagnie, de jour comme de nuit, faisant ainsi fuir cette mélancolie qui m'envahit.
Je ne cesse de le regarder, de le sentir. Sa couleur caramel, ses yeux noisettes, sa truffe noire, ses
petits pois rouges, bleus et verts, sur les pattes et les oreilles, sans oublier son attrayant n½ud papillon.
Ah, ce Badaboum, il est si beau, il sent si bon. En plus de son charme, il possède bien d'autres qualités, telles que le courage. En effet, il a dû subir une opération des fesses, rendez-vous compte.
Mais heureusement, le chirurgien n'étant autre que sa merveilleuse ex-maîtresse, il n'y eût aucune complication. Par ailleurs, Badaboum est gentil, doux, attentionné, et toujours à l'écoute. Ce p'tit bout d'homme m'apporte tant de réconfort. Je le pose sur mon c½ur et il me procure une sorte de bonheur,
de joie intérieure, comme-ci un lien unissait son c½ur à mon c½ur. Il est mon guérisseur.

Vous trouverez peut-être cette description démesurée, voire hypertrophiée,
mais pour moi, il est parfait, tout comme son ancienne maîtresse, Elle, l'est.
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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:40

Modifié le dimanche 10 février 2008 04:45

Elle· Réflexion ·Elle

Elle· Réflexion ·Elle
J'étais assise là, sur mon lit, en tête à tête avec mes pensées. Des pensées peu gaies,
pour ne pas dire funèbres. Je regardais s'enfuir les nuages, le regard morne, mélancolique.
Mes yeux s'emplissaient d'eau, quelques larmes fluaient. Je m'empressais de les juguler avec un mouchoir pour ne pas que mon maquillage coule, mais ce mouchoir ne me fut plus d'une grande utilité après une poignée de minutes. Je voulus m'en munir d'un second, mais je me souvins que le précédent était le dernier du paquet. Je réfléchis un instant, puis je décidai de sortir un peu prendre l'air.
Cela ne peut me faire que du bien, me dis-je. Je fis donc un bref passage dans la salle de bain
afin de voir l'ampleur des dégâts : mon visage n'était pas aussi lugubre que je l'aurai cru.
Je pris mon portable, enfilai mes chaussures et sortis.

Le ciel était bleu, et parfaitement dégagé. Le vent, quant à lui, retenait son souffle.
Il n'y avait pas un brin d'air, il faisait lourd. Je mis la musique de mon mp3, préalablement pris
dans ma chambre, et commençai à marcher, pensive. J'errais dans les rues, depuis maintenant
une vingtaine de minutes. Arrivée au niveau de mon ancien collège, les remarques désobligeantes
vis-à-vis de mon look et de ma personne ne se firent pas attendre. Pour être honnête, j'y étais
désormais habituée, à ces fâcheuses tendances à juger sans connaître. C'est sans doute pour cela
que je supporte de moins en moins tous ces hypocrites, tous ces intolérants, tous ces éternels assoiffés de haine qui ont la critique facile. Ceux, toujours en bande, en troupeau, tels des animaux, telles des bêtes sauvages, prêtes à bondir sur le premier inconnu venu. Je continuai alors ma flânerie, tout en laissant libre cours à mes songeries, à mes rêveries. J'évitai de m'aventurer dans un parc que je connaissais bien, étant donné que c'était le lieu de rassemblement du type de personnes citées précédemment.
Je fis donc un détour pour atteindre le boulevard. Je jugeai bon de m'asseoir le temps de fumer
une roulée. Ceci fait, je poursuivis mon errance. Avec la chaleur, mon jean slim collait à ma peau, cette situation m'était pour le moins inconfortable. Ajouter à cela, je passais à côté d'un bar ;
une fille y était assise, un verre à la main. J'eus une soudaine envie de siroter un Baiser Tropical.
Vous savez, un de ces cocktails à base de sirop d'orgeat, de curaçao, de rhum blanc et de jus d'ananas. Bref, pardonnez ma petite digression. Donc, je déambulais toujours dans les ruelles.

* Temps de réflexion *

Je pense que le choix de mes mots n'est pas très judicieux. Il est vrai, je vous l'avoue.
L'emploi de « errance », « flânerie » et « déambuler » n'est pas justifié ; tous ces termes
sont inappropriés, voire mensongers. Ils ont tous un sens commun, qui est le fait de marcher ça et là,
au hasard, sans but, sans destination. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que ce parcours n'est
pas si aléatoire qu'il n'y parait. En effet, idée fixe, idée triste, tous mes faits et gestes sont en rapport
avec quelqu'un, avec Elle. Ce Elle éveille en moi, à la fois affection et affliction, enchantement et déchirement, passion et désolation, attachement et tourment. Ces oppositions lui sont propres à Elle,
mon Unique, mon Moi ; Elle seule peut susciter une telle confusion. Mon euphorie et mon idolâtrie se transforment en un dépit et une mélancolie. Toute mon allégresse devient alors tristesse. Mais
comment se fait-ce ? Oui, je suis certaine que cette question cogne dans votre tête, comme Elle
cogne dans la mienne. Mais sachez, que je suis dans l'impossibilité de vous affirmer que ma réponse pourra vous aider. Pourquoi ? Car, tous ces troubles sont dus à un unique sentiment, un sentiment intense, profond et intime. Celui qui en nous sommeille, celui qui nous donne des ailes, celui qui
vit grâce à Elle. Comment puis-je vous expliquer ce sentiment que je ne comprends qu'à moitié,
ce sentiment si compliqué, ce sentiment qui, souvent, nous fait défaut, ce sentiment
responsable de tant de maux ? Même si je parvenais à trouver les mots justes, beaucoup ne
feront que déchiffrer partiellement mon explication, non pas car ils auront des facultés mentales diminuées, mais car tout ceci ne leur sera jamais arrivé.

Car pour comprendre le véritable amour, il faut y avoir goûté un jour.
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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:40

Modifié le dimanche 10 février 2008 05:00

Elle· Cupidon ·Elle

Elle· Cupidon ·Elle
Aimer. Le plus beau verbe que ce monde n'ait jamais inventé.

Du moins, ceci était le fond de mes pensées, dans le passé. Aimer est-il intimement lié à éprouver,
à endurer, à pleurer ? Si je m'y attardais, il serait fortement possible que je découvre, entre ces mots,
ne serait-ce qu'une infime affinité. Pourquoi ce brusque changement vis-à-vis de ce sentiment,
me demanderez-vous ? Tout d'abord, je vous répondrai que cette altération n'est pas si soudaine
que vous pourriez le penser. Il m'a fallu du temps pour devenir réaliste à ce sujet, douze longs et
terribles mois, trois cent soixante-cinq abominables et interminables journées. D'autre part,
hormis le fait qu'Elle se soit jouée de moi et de mes sentiments, il existe un autre coupable. Oui, lui,
ce satané Cupidon, qui envoient des flèches empoisonnées à la con, dans notre c½ur brisé par son
soi-disant don. C'est ainsi que l'on se retrouve le c½ur meurtri. Pour une fille qui se prétendait notre chérie, pour qui on tentait d'atteindre la perfection, dans le but, d'être, à ses yeux, une exception.

Mais tout ceci n'est qu'une utopie. A-t-Elle un jour pensé ce qu'Elle m'a dit ? Rêvait-Elle de Lui quand Elle était à mes côtés ? Ce Lui avec lequel Elle m'a trompée pendant plus de la moitié du temps durant lequel nous étions censées nous aimer. Nous aimer d'un amour passionné et illimité. Mais Elle avait dû oublier
tous les " je t'aime " qu'Elle me murmurait, oublier qu'aimer n'est pas synonyme d'infidélité. Et jamais
Elle ne parviendra à évaluer le degré de ma déception et de ma désolation. Premier amour, dernier
amour ? Je lui avais confié mon coeur.. Et c'est en pièces détachées qu'il m'a été restitué.

Arrive alors le moment de la remise en question. Je réalise que tout ceci, autrement dit, ma vie,
n'est qu'une chimère, et que la réalité, elle, a un goût amer. Je cherche le moyen de m'en défaire,
mais il est trop tard, bien trop tard. Le fait d'en avoir marre n'y changera strictement rien. Elle
m'a prise pour son pantin, sa marionnette. J'ai beau me creuser la tête pour trouver des solutions,
jamais je ne pourrais en trouver, à moins de les inventer. Peut-être est-ce le seul moyen de
pouvoir relever la tête face à cette tempête, de tenir tête à cette regrettable et pitoyable vie.
Alors, je n'en fais qu'à ma tête, mais dans le fond, j'ai compris que tout n'est qu'illusion.

Tout est fini, oui. Je n'ai plus la moindre envie. J'ai perdu la partie, j'ai perdu ma vie.
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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:41

Modifié le mardi 21 avril 2009 08:42